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Le rôle de l’amant-e est plus facile que celui du conjoint

L’infidélité est une question controversée et douloureuse. S’il est vrai qu’une grande partie de la population croit qu’il est possible de rester fidèle à la même personne toute la vie, paradoxalement, 65 % considèrent faisable d’être amoureux-se de deux personnes en même temps. De plus, ce pourcentage est supérieur chez les hommes.

Beaucoup se demanderont si la monogamie a échoué, même si d’un point de vue évolutif, on pourra dire que non. En jetant un coup d’œil aux primates les plus proches de nous qui ne forment pas de couples stables, nous trouvons 150 000 chimpanzés, et peut-être 50 000 gorilles face à quasiment 7 000 millions d’être humains. La réussite du couple comme stratégie reproductive est indiscutable.

Le prestigieux anthropologue Owen Lovejoy, de l’Université d’État du Kent, en Ohio, décrit pour l’être humain un phénomène fascinant : la monogamie en série. Cela se base sur un changement de compagne ou de compagnon après un certaine période. Il admet que notre comportement dans le couple est un produit de la culture, mais il constate qu’en nous, se trouve une inclinaison naturelle à former un couple.

Rappelons que tout comportement humain, comme la fidélité, possède trois sphères : la biologique, la psychologique et la sociale. Par conséquent, même s’il peut exister une propension génétique à être infidèle – l’allèle 334 qui gère la vasopressine, que l’on appelle le gène de l’infidélité -, en dernière instance, les facteurs sociaux et psychologiques peuvent favoriser ou empêcher une infidélité.

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