Pourquoi faut-il interdire le châtiment corporel de l’enfant ?

Selon le pédopsychiatre Gilles-Marie Valet, auteur du livre Les 50 règles d’or pour se faire obéir sans s’énerver, la fessée dénote un manque d’outils pédagogique. Un enfant a besoin qu’on lui explique pour comprendre et non pas qu’on le frappe. Cette méthode vient en contradiction avec les principes inculqués, selon lesquels frapper, c’est mal, si lui-même est assujetti à ce genre de violence par ses propres parents. Il en est de même pour la gifle portée au visage qui est d’autant plus choquante. Cette méthode éducative n’apportera jamais le fruit escompté dans la mesure où l’enfant deviendra plus peureux mais surtout plus fuyant et porté sur le mensonge. Sans oublier qu’une claque en demande une autre à tel point que le châtiment peut devenir plus conséquent.
Quelles sont les meilleures alternatives éducatives ?
Un enfant en phase de développement, n’est pas assez mature pour comprendre de lui-même la gravité de la bêtise commise, si on ne le lui explique pas. Aussi, au lieu de le frapper, il faut lui parler et lui éclaircir les enjeux de son acte en lui expliquant le comment du pourquoi. Après cela, une certaine forme de punition peut être instaurée, comme la privation d’un jouet ou d’une friandise ; mais en aucune façon un enfant ne doit être humilié et opprimé mais plutôt encadré afin de grandir sereinement tout en étant épanoui.
Parallèlement, selon Isabelle Filiozat, thérapeute et auteure d’ouvrages sur la parentalité positive, la violence éducative a des répercussions sur le cerveau et le psychisme de l’enfant. De ce fait, elle recommande tout d’abord aux parents d’apprendre à se calmer et d’essayer d’éviter si possible la fatigue et le stress, ce qui est en soi pas très facile en pratique. Il est indispensable par la suite, d’instaurer un dialogue et de se reconnecter avec son enfant par des câlins d’abord puis par un rappel des règles et pour finir par trouver des solutions en concomitance avec leurs bambins, car encore une fois, l’idéal est de ne pas punir mais apprendre et enseigner à l’enfant les principes fondamentaux de la vie.

