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C’est prouvé : Plus vous câlinez vos enfants et plus leurs cerveaux se développent

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Redigé par Esprit & Santé

Il n y a rien de tel que de tisser des liens affectifs avec vos enfants. Ceci ne fait pas uniquement partie de l’importance de l’interaction humaine, mais il s’avère, selon de nouvelles études, que l’affection physique lors du développement des bébés est indispensable vu l’impact positif qu’elle a sur leurs cerveaux à long terme.

Câlin et réponse cérébrale du bébé

Lors d’une étude menée par le National Children’s Hospital de l’Ohio, des chercheurs ont examiné la capacité à réagir physiquement au toucher, de 125 bébés prématurés et nés à terme.

Les résultats ont indiqué que les bébés prématurés répondaient moins à l’affection que les bébés nés à terme. Il a aussi été révélé que les bébés soumis à plus d’affection de la part des parents ou du personnel de l’hôpital présentaient une réponse cérébrale plus forte.

En outre, il s’avère que les signes d’affection tels que les câlins déclencheraient la libération d’ocytocine que l’on surnomme « molécule d’amour » qui joue un rôle très important sur le développement de l’enfant et sa croissance.

Qu’est-ce que l’ocytocine ?

L’ocytocine est une hormone qui a été découverte pour la première fois en 1906 par le chercheur anglais Henry Dale. Cette hormone est libérée en grande quantité pendant l’accouchement et permet ainsi à l’utérus de se contracter et de stimuler la production du lait pendant l’allaitement.

La libération d’ocytocine dans le corps régit un certain nombre de comportements sociaux importants, tels que notre capacité à nouer des liens avec nos proches, à interagir avec les autres et à explorer notre environnement.

L’importance de l’amour

Selon une étude, l’amour et les liens sociaux sont importants pour notre survie, non seulement parce qu’ils contribuent à enrichir nos expériences humaines, mais aussi parce qu’ils facilitent la reproduction et peuvent favoriser le développement du cerveau en réduisant l’anxiété et le stress.

D’un point de vue évolutif, l’exclusion d’une personne d’un groupe, entraînerait des problèmes physiques et des troubles du développement. Cela signifie que nous sommes censés vivre en société et que l’isolement social est un concept qui n’a pas été programmé en nous.

De plus, les niveaux d’ocytocine sont également positivement corrélés à la confiance, comportement nécessaire au développement de relations affectives, de liens sociaux et d’appartenance.

Le lien mère-enfant

Un lien mère-enfant sain contribue à la libération de l’ocytocine. Les gestes tels que l’allaitement, le contact peau à peau et les câlins peuvent induire la libération d’ocytocine chez la mère et l’enfant, tout en augmentant la connexion entre les deux.

Un manque d’affection peut affecter négativement la confiance en soi et la capacité de l’enfant à établir des relations avec d’autres personnes. Par exemple, des évènements stressants au cours de la période de grossesse peuvent être liés à des déficits comportementaux à l’âge adulte en raison de la manière dont ils affectent nos systèmes d’ocytocine. Lors d’une étude menée sur des rats, il a été démontré que, lorsque la mère et l’enfant étaient tous deux atteints de stress prénatal, on observait une augmentation de l’agressivité et de l’anxiété chez l’enfant, associée à des niveaux plus bas d’ocytocine dans le cerveau.

Après la naissance

Des chercheurs ont découvert qu’après la naissance, les expériences sociales positives et les liens maternels au début de la vie sont à la base d’un développement social et affectif sain et sont fortement associés à une résilience accrue en période de stress. Selon une autre étude, les niveaux d’ocytocine chez les parents d’enfants âgés de 4 à 6 mois ont été corrélés au niveau d’engagement et de lien sociaux de l’enfant avec eux. D’autre part, les niveaux plus élevés d’ocytocine chez les mères sont associés à un renforcement des liens mère-enfant.

Cela signifie que la création de liens avec son enfant, par exemple par le biais d’une accolade, peut augmenter l’ocytocine dans le corps, ce qui non seulement établit une relation plus saine entre le parent et l’enfant, mais peut également réduire le stress et les déficits sociaux à mesure que l’enfant grandit.

En conclusion, la prochaine fois que vous embrasserez vos enfants, votre conjoint ou un être cher, montrez-leur votre affection, et augmentez ainsi biologiquement leur taux d’ocytocine et le vôtre, améliorant ainsi votre bienêtre à tous !

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