« L’AMOUR ME REND DRÔLE. »
Hugues, 43 ans, agent immobilier
J’ai toujours été cœur d’artichaut. Longtemps même, l’état amoureux a été la vibration qui me faisait vivre. Bien avant les études, le boulot… Quand je suis amoureux, ça se voit tout de suite. Je deviens cotonneux, planant. Je rêve, je construis des plans sur la comète. Je fais table rase de toutes les historiettes autour, je m’embarque avec elle, je fais des projets : aussi bien du romantisme le plus basique (elle et moi sur une île déserte, à l’autre bout du monde) que du plus grand pragmatisme (l’appartement commun, les enfants, la famille)…
Ça bluffe les nanas, j’en fais plus qu’elles. (Rires.) Ce que j’adore aussi, dans l’état amoureux, c’est que ça révèle des facettes de moi que j’ignore. Ça me rend drôle, inventif, audacieux. Ça me donne confiance en moi. Malheureusement, j’ai usé et abusé de cette sensation. Je tombe de moins en moins souvent amoureux, comme si j’avais épuisé mon « capital amour ». Ça m’attriste. »

