« J’ARRÊTE DE FAIRE LE PAON QUAND JE SUIS AMOUREUX. »
Stéphane, 32 ans, infirmier
Moi, c’est quand je cesse d’en faire des tonnes. Tant que je fais le paon, tant que je reste dans le numéro de charme, c’est que je suis dans un trip de séduction, sexuel. J’assure, je contrôle. Mais dès qu’il y a un autre enjeu, je ne sais plus jouer. Je suis juste ce que je suis, à l’endroit où je suis. C’est le signe qui ne trompe pas. »
« JE DEVIENS HÉROÏQUE. »
Gauthier, 39 ans, éditeur
L’amour, ça me donne du panache ! C’est proportionnel à l’état d’intimidation dans lequel ça me plonge. Récemment, avec une femme qui m’inspirait particulièrement et avec qui je ne pouvais être qu’héroïque, je me suis même glissé sur scène, à la fin d’une représentation de « Cyrano », pour piquer la fameuse lettre d’amour, restée par terre. Et je l’ai offerte à ma Roxane. Franchement, ça l’a épatée ! Et moi aussi. (Rires.) »
« QUAND J’AIME, JE SUIS FÉBRILE. »
Paul, 37 ans, vendeur
C’est d’abord un symptôme physique : je suis fébrile. C’est dans le corps, et dès que je reconnais cette sensation, j’ai la certitude d’être « pris ». Ma seule défense, alors, c’est d’éviter que la fille, en face, ne le sente. Lors des premiers rendez-vous, j’ai des tas de trucs pour faire baisser la pression : descendre deux stations de métro avant le lieu du rendez-vous, marcher, regarder les vitrines… Très efficace, aussi : arriver en avance et acheter le journal. Lire le malheur des autres en attendant le bonheur qui m’attend… (Rires.) Peut-être. »

