« J’ACHÈTE DES FRINGUES, JE CHANGE LES DRAPS… »

Hervé, 45 ans, journaliste
Pour moi, le signe, c’est quand je pense « petit-déj ». On en est à peine au second rendez-vous, je ne sais même pas si on va passer la nuit ensemble, mais je prévois tout : beurre doux et beurre salé (je ne connais pas encore ses goûts), confiture, yaourts, fruits, thé, céréales… et même tartines suédoises, au cas où. (Rires.)

Autre signe : j’achète des fringues, je change les draps… Bref, je fais en sorte de maîtriser la situation, alors que je ne contrôle plus rien. J’évite d’envoyer des SMS (si elle met quatre heures à répondre, c’est l’enfer…) ou bien j’en envoie un, le plus neutre possible, avec juste un mot trouble, quand même. Mais cette fille occupe mon périmètre mental. Elle surgit n’importe quand dans ma pensée, pendant que je bosse, quand je marche dans la rue, ou à 2 heures du mat’, alors que je sors d’une fête, même s’il y a une autre nana avec qui j’ai « fait l’affaire »… Elle a ouvert un possible, et ce possible m’intéresse. Je suis prêt à prendre le temps nécessaire et tous les risques qu’il faut. Je descends le pont-levis. Et j’interdis à toutes les journalistes de presse féminine de parler de « lâcheté masculine ». Car s’il y a bien un signe, alors, qui ne trompe pas, c’est le courage. »