Retour sur la plasticité du cerveau
Le cerveau humain a longtemps été considéré comme un organe plus ou moins immuable dès lors qu’il était définitivement formé.
Concept erroné, au vu des découvertes récentes en matière de neuroscience.
En réalité, les neurones et les connexions permettant les influx nerveux évoluent toute notre vie, avec une activité plus grande pendant l’enfance pour ralentir à l’âge adulte.
En fait, 90% des synapses ne sont fabriquées qu’après la naissance !
C’est d’ailleurs en partie grâce à cette plasticité du cerveau que nous sommes en mesure de d’acquérir, de maintenir, améliorer ou faire régresser nos performances sur diverses activités (comme le violon !). C’est William James qui l’évoque pour la première fois en 1890, et Santiago Ràmon y Cajal en 1906 qui l’habilite définitivement.
Encore un exemple, pour la route et pour imager la fabuleuse capacité de notre cerveau à s’adapter : le jongleur à trois balles.
Le cortex visuel du jongleur est plus massif que celui d’une personne qui ne jongle pas (ou qui n’exerce pas d’activité sollicitant la vue à outrance). Ainsi une étude prouve que l’aire visuelle augmente, et rétréci sur des sujets qui s’entrainent à jongler, par rapport à ceux qui arrêtent (7).
En fait, notre environnement, nos expériences construisent notre cerveau. Rien n’est figé. Cette découverte permet d’intégrer de nouveaux éléments concernant le mystère des différences entre les hommes et les femmes. Des éléments qui s’avéreraient bien plus convaincants que le déterminisme biologique
