Perdre un être cher est l’un des événements les plus traumatisants et les plus durs à supporter, même pour les personnes les plus fortes. Source d’une douleur profonde, il est souvent très difficile de se faire à l’idée de ne plus le voir ou lui parler, et encore plus de l’oublier. Dans cet article, vous retrouverez l’histoire d’une jeune maman qui a perdu son fils, et qui grâce à une sage décision de sa part, a pu écouter battre son cœur 3 années plus tard ! Comment ? Grâce au don d’organes.

Le décès des êtres chers fait partie des lois de la vie que nous devons accepter et assumer. Au moment de sa survenue, nous sommes tous submergés par une douleur effroyable qui nous empêche parfois de réfléchir correctement et nous pousse à agir de manière incontrôlée. Or, c’est précisément pendant ces moments qu’il faut faire appel à sa force mentale et penser à toutes ces personnes dans le monde qui vivent également dans la douleur, mais aussi dans l’espoir de voir une personne chère guérir et retourner à la vie, grâce à un donateur d’organes.

Le don d’organes

En l’entendant pour la première fois, plusieurs personnes ressentent un pincement au cœur et pensent être incapables de le faire elles-mêmes ou de le faire subir à quelqu’un de leur entourage, même après son décès. Mais ce qu’il faut se mettre en tête, c’est que dans le monde, il existe un nombre important d’adultes et d’enfants, qui font chaque jour un effort colossal pour s’accrocher  à la vie et que l’on pourrait sauver grâce à cette action noble.

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Selon l’Agence de biomédecine, en 2008, 13 mille personnes ont eu besoin de greffes contre 1 500 donateurs seulement, et plus de 200 personnes ont perdu la vie parce qu’elles n’ont pas pu obtenir leur greffe à temps. 

Il est vrai que d’un point de vue psychologique, la peur du don d’organes est un sentiment normal puisqu’il nous met face à notre réticence à percevoir notre propre mort et à notre attachement à notre intégrité corporelle. La seule manière pour mieux comprendre la nécessité d’un tel acte est de nous mettre à la place du bénéficiaire du don ou des membres de sa famille, qui passent chaque minute de leur journée en angoissant à l’idée de recevoir la triste nouvelle !

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La nouvelle loi française du don d’organes

Pour remédier à ce manque de donation, la France a instauré le 01 janvier 2017, une loi qui stipule que tous les citoyens sont considérés comme des donateurs d’organes par défaut. Ainsi, toute personne qui perd la vie fera automatiquement don de ses organes. En sachant qu’un seul donneur peut sauver jusqu’à 7 personnes, imaginez le nombre total de personnes en attente de greffe que l’on pourra sauver. Évidemment, cette loi a également prévu un volet pour les personnes qui refusent de franchir le pas : il leur suffit de s’inscrire dans le registre national de refus ou de remettre de leur vivant un papier signé et daté à un membre de leur famille, où elles expriment leur refus de donner leurs organes.

Dans ce qui suit, vous retrouverez le témoignage émouvant d’une maman qui a pu écouter les battements du cœur de son petit, 3 ans après son décès.

Témoignage 

En 2013, cette jeune maman appelée Heather a dû faire face à une des plus grosses pertes de sa vie, celle de son petit bébé Lukas, à peine âgé de 7 mois. Malgré sa douleur, cette jeune femme courageuse a pris la décision de faire don des organes de son petit.

Grâce à cet acte humain d’une grande noblesse, le cœur de Lukas a pu sauver Jordan, une petite fille née avec une malformation cardiaque congénitale et qui a passé sa première année de vie dans une chambre d’hôpital, entourée d’appareils qui la maintenaient en vie.
 

Après 3 ans de la greffe, la maman de Lukas a pu rencontrer Jordan et sa maman qui lui étaient extrêmement reconnaissantes. Pour lui montrer sa reconnaissance, la petite fille l’a laissée entendre battre le cœur de son bébé dans sa poitrine et lui a offert un ourson portant un enregistrement sonore de ceux-ci.

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Grâce à Lukas et à sa maman, 2 autres vies ont également été sauvées.